Entretien avec Messaoud Berkous (GSP) « Eviter les mêmes erreurs face au Zamalek »

Le baroudeur du GS Pétroliers et de l’équipe nationale, Messaoud Berkous, estime que face aux Congolais, ses camarades et lui étaient crispés en début de partie jusqu‘à la pause. Cependant, ce premier succès face à la JS Kinshasa va motiver les Algériens pour le reste de la compétition, à commencer par le Zamalek, ce lundi à 15heures (heure algérienne). Nous nous sommes rapprochés de Berkous pour nous parler de cette coupe d’Afrique mais surtout du match de ce lundi 22 octobre face aux Egyptiens.

 Une belle entame de la compétition avec ce joli succès mais force est de reconnaître que ce ne fut pas facile avec ces Congolais de la JSK…

 « Effectivement, c’était un match très difficile pour nous car, comme vous l’avez constaté, nous n’étions pas entrés dans le match durant toute la première mi-temps. On s’est sentis crispés et ça ne voulait pas se débloquer. Nous ne comprenions rien à ce qui nous arrivait durant les trente premières minutes de jeu. Au retour des vestiaires, nous nous sommes repris et,au fil des minutes, on avait retrouvé notre jeu surtout en défense. L’essentiel, est que nous sortons vainqueurs car dans ce genre de compétition, le premier est toujours le plus difficile ».

Avec cette belle équipe congolaise et les deux autres adversaires qui sont Zamalek et Raja Agadir, on peut dire que c’est une poule difficile ? 

 « Oui, c’est effectivement un groupe difficile comparativement à l’autre. La preuve en est que les Congolais viennent de nous poser de sérieux problèmes. Il nous le Zamalek et le Raja d’Agadir. A nous de gérer cette compétition comme il se doit car en coupe d’Afrique, toutes les équipes se valent aujourd’hui »

Face aux Congolais, on vous a empêché de jouer à l’aise puisque vous avez été pris carrément à l’individuel comme on dit. Cela vous a t-il gêné ?

« Gêné dans le sens où je me prive du jeu mais mes coéquipiers ont trouvé des solutions pour terminer nos actions au fond des buts. Cela démontre que nous jouons collectivement en attaque. Les Congolais ont décidé de me prendre à l’individuel, c’est leur droit mais nous avons trouvé la faille pour renverser la vapeur et terminer en apothéose cette rencontre »

Jouer le premier match et puis rester 48 heures au repos avant d’affronter le Zamalek. Est-ce là une chose positive ou négative ?

 « Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, le premier match est toujours le plus difficile dans ce genre de compétition. Maintenant, on a oublié les Congolais et on pense aux Egyptiens. C’est vrai que nous avons une journée de repos de plus qu’eux mais c’est un paramètre qui peut-être utile en matière de fraicheur physique. Le reste, c’est sur le terrain que ça se passe. Il ne faut pas oublier que nous allons jouer trois matches en l’espace de trois jours à partir de lundi. Donc, je pense que le plus dur reste à faire »

Vous connaissez bien le Zamalek pour l’avoir renforcé et gagné avec lui la coupe d’Afrique. Un mot sur cette équipe ?

« Le Zamalek n’est plus à présenter de par son statut et son palmarès. Je connais bien cette équipe mais il faut dire qu’elle n’est pas facile à manier. De toutes les façons, nous devons bien aborder cette rencontre et éviter les erreurs que nous avions faites face à la JS Kinshasa. Nous avons un groupe de joueurs qui veut aller loin dans cette coupe d’Afrique ».

Entretien réalisé à Abidjan par Said Lacete